OTTO, autobiographie d’un ours en peluche

Dim. 13 Mai > 15h30 Lun. 14 Mai > 14h00
O’Navio Théâtre
Marionnettes
Théâtre du Cloître
Dès 7 ans
Tarif C
Durée: 
NC

Adaptation, mise en scène et scénographie Alban Coulaud - Avec Béatrice Courette, Christophe Roche, Caroline Cybula - Marionnettes, masques Béatrice Courette - Scénographie et costumes Isabelle Decoux - Musique originale Christophe Roche - Lumières Claude Fontaine - Son Christophe Marraud - Construction Sylvain Eguisier - Chargée de production / Diffusion Élodie Couraud
Production : compagnie O’navio - Coproductions : Association Bourguignonne Culturelle / Festival A Pas Contés (Dijon) – Scène Nationale de Dieppe - Centres Culturels Municipaux (Limoges) – Théâtre du Cloitre (Bellac) - Résidences : Espace JP Fabregues (St Yrieix la perche) – le Tas de sable , pôle régional de la marionnette (Amiens).

OTTO, autobiographie d’un ours en peluche - O’Navio Théâtre

J’ai compris que j’étais vieux le jour où je me suis retrouvé dans la vitrine d’un antiquaire...

Offert avant guerre à un jeune allemand de confession juive, Otto, un ours en peluche, va connaître les rafles de la Gestapo au petit matin, les bombardements, les villes détruites, les morts dans les décombres, les visages défigurés par la souffrance. La peluche passera de main en main, tel un relais entre les hommes, jusquʼà se retrouver dans lʼAmérique dʼaprès-guerre. Témoin de lʼHistoire, la peluche est également un témoin entre les hommes. Il est le lien entre les générations, les nations, les religions.

Compagnie de spectacles jeune public depuis 1996, OʼNavio Théâtre explore de nombreuses formes  artistiques : théâtre, danse contemporaine, vidéo, marionnettes et théâtre dʼobjets... Les spectacles sont baignés de thématiques récurrentes : le passage de lʼenfance à lʼâge adulte, la vérité et le mensonge, la mémoire, la guerre et le conflit... A chaque création, il s'agit dʼinterroger des questionnements universels à partir de situations particulières, poétiques et politiques, tentant de mettre à jour une certaine absurdité du monde, une certaine vanité des hommes. Spectacle jeune public abordant la thématique de la guerre avec marionnettes et vidéo, Otto (autobiographie d'un ours en peluche) s'inscrit donc dans la lignée de ces créations. Ce spectacle est la quatrième création d'Alban Coulaud adaptée dʼun album jeunesse illustré ; celui de Tomi Ungerer, illustrateur alsacien.

"Parler de la guerre aux enfants ne me vient pas dʼun goût du morbide, mais de la volonté dʼoffrir «des outils qui permettent, un tout petit peu, de penser lʼimpensable plutôt que de le fantasmer» (Elzbiéta), pour donner à chacun, adulte ou enfant, la possibilité dʼune veille citoyenne sur lʼabsurdité de notre monde. Et de montrer que derrière les images froides du désordre du monde dont on nous abreuve, ce sont des intimités qui sont bouleversées, détruites, anéanties ; des histoires individuelles dont nous ne sommes plus les propres décisionnaires, et quʼune «révolte positive» est peut-être nécessaire pour mettre nos pas ailleurs que dans les chemins que lʼon voudrait tracer à notre place." Alban Coulaud, metteur en scène

Adapter un album illustré, c'est pour Alban Coulaud qui en est inconditionnel, donner une interprétation invisible, indicible et propre à chaque lecteur, quʼil y a entre le texte et lʼimage de l'album. La marionnette permet là d'ouvrir un champ d'exploration...Surtout lorsque le choix est fait de recourir à une dramaturgie silencieuse. De se concentrer sur un axe qui est majeur dans le travail de la compagnie : la respiration. Elle est le moteur du rythme intérieur, cʼest elle qui raconte le plus sensiblement possible le désir, et lorsquʼelle se timbre légèrement, elle devient étonnement, déception, joie, souffrance... Absence de paroles et de mots donc.  Seules les respirations résonneront, seront "spatialisées" (Fabrice Chaumeil) et mises en musique (Christophe Roche) pour faire entendre lʼagitation intérieure des personnages de Tomi Ungerer. La réalisation des marionnettes - par Béatrice Courette - est inspirée de lʼimage de ces vieux ours pelés, dont les coutures devenues visibles apparentent à des cicatrices, et dont la ouate sʼéchappe par les déchirures dues au temps. De la sensation que cette esthétique pourrait coller aux personnages, tous porteurs de blessures physiques ou morales.

La compagnie O'Navio a été accueillie en résidence à Bellac du 14 au 23 janvier 2012 pour la création de ce spectacle .

Création février 2012 au Festival A Pas Contés / Dijon (21)

En savoir plus     http://onaviotheatre.free.fr/spip.php?article12

Photos - Répétitions janvier 2012.