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AU PROGRAMME, saison 10/11
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Les Formations «Technicien qualifié du spectacle et de l’événement»
Offre d'emploi - Direction
Technique Cinéma- fantastique / tarif 3 euros/ à partir de 12 ans / Durée 1h/ En V.O. sous-titrée en français
vendredi 3 juillet à 18h "au studio" sur les rives du Vincou
Le docteur Bill Cortner, chirurgien ambitieux, désire révolutionner le monde de la science en s’adonnant aux greffes en tous genres, réussissant du même coup à redonner la vie à des membres fraîchement décédés. Ainsi, lors d’une opération débouchant sur une mort sur le billard, Bill injecte un mystérieux produit au sein de la cervelle du patient et parvient à le ranimer.
Extrêmement habile de ses dix doigts scalpel à la main, le docteur l’est pourtant moins sur le bitume puisqu’à la suite d’une pérégrination automobile à pleine vitesse, il perd le contrôle de son véhicule et s’écrabouille le long de la route, causant de ce fait la mort de sa dulcinée placée à la place du mort. Mais, amoureux transi et scientifique délirant, Bill réussit in extremis à sauver la tête de la malheureuse, une tête à laquelle il entend bien donner un nouveau corps…
During a horrendous accident , Doctor Bill Cortner’s fiancée’s head has been chopped off. Yet her brain is kept alive by Doctor Cortner who starts a search for another body…
Joseph Green >
Réalisateur
Production américaine > USA, 1962
Avec :
Jason Evers
(Bill),
Leslie Daniels,
Virginia Leith,
Adele Lamont,
Marilyn Hanold,
Eddie Carmel
Variation frankensteinienne, plus proche encore de l’univers naissant du Ré-Animateur de Herbert West, Le cerveau qui ne voulait pas mourir met en scène l’un de ces savants fous, omniprésents dans le genre horrifique post-45 qui, par opportunisme ou par simple amour de la science, flirte avec le divin au point de perdre tout pragmatisme. En ce sens, si l’intrigue largement épuisée et l’interprétation bancale laissent à penser que Roger Corman n’est pas loin, le film regagne pourtant du crédit dans la peinture réaliste et machiste qu’il propose du personnage central. Fatigué de cette science à deux vitesses incapable d’aller de l’avant par crainte du risque, éreinté par la prudence conservatrice de son paternel, Bill s’oppose de toute sa force, réalisant ses expériences au détriment d’autrui (la main greffée de son collègue, la bête du placard, …).
Se focalisant sur les délires de son personnage-phare, Joseph Green, réalisateur néophyte qui ne connaîtra finalement qu’une carrière filmographique réduite comptant trois oeuvres, ne néglige pourtant pas le clan des victimes (cette fameuse tête posée sur un plateau notamment). Des créations divines qui ne sont en réalité que de vulgaires freaks, potentielles vedettes d’un cirque ambulant. De là à relancer le débat sur l’euthanasie, il n’y a qu’un pas que Green franchit doucereusement, refusant de mettre les pieds dans le plat (où trône déjà une tête). Tourné en deux semaines à peine pour un coût total de 125 000 dollars, Le cerveau qui ne voulait pas mourir n’est autre qu’un flick movie de série B qui propose une nouvelle variation du personnage de Frankenstein, relecture plus sexuée que moralisatrice qui, si elle n’exploite pas souverainement les rapports créateur/créature, parvient tout de même à susciter l’effroi par le truchement de son héros omnipotent.
Un film culte que Tim Burton qualifie de « tellement horrible qu’il en devient beau, de manière un peu surréaliste ».






