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AU PROGRAMME, saison 10/11
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Les Formations «Technicien qualifié du spectacle et de l’événement»
Offre d'emploi - Direction
Technique Cinéma burlesque | Durée 1h | Film muet | Tout Public |Tarif 3€
Réalisation (1928) et musique (1969) >
Charles Chaplin
Dans une fête foraine, Charlot le vagabond est poursuivi par un
policier qui le prend pour un voleur. Pour lui échapper, il rentre
dans un cirque et perturbe un numéro de clown suscitant le rire
et l’enthousiasme du public endormi. Le patron lui propose de
faire des essais qui ne le convainquent pas. De fait, il provoque
l’hilarité par inadvertance, sans s’apercevoir que sa gaucherie
est un atout. Engagé et sous-payé, Charlot s’éprend de la fille
du patron, l’écuyère Merna battue par son père. Amoureuse du
nouveau funambule de la troupe Rex, Charlot tentera d’éclipser
son rival lors d’un numéro d’équilibriste.
Accablé de chagrin
d’amour, il n’arrive plus à faire rire le public. Il est renvoyé.
Merna le rejoint la nuit et lui propose de partir avec lui, il refuse
et l’aide à rejoindre celui qu’elle aime : Rex.
Il renonce à tout, à la
femme qu’il aime et au monde du cirque.
In a fun fair, Charlie Chaplin - the tramp - is chased by a policeman who mistakes him for a thief. To escape the man, Chaplin enters a circus tent and disturbs a clown performance.
Avec : Charles Chaplin (le vagabond), Merna Kennedy (l’écuyère), Allan Garcia (le directeur), Harry Crocker (Rex, le funambule), George Davis (le magicien), Steve Murphy (le pickpocket), John Rand (le garçon de piste), Stanley Isanford (le régisseur).
Le film est tourné pendant l’une des périodes les plus difficiles de la vie de Chaplin puisqu’il a à
subir la campagne de diffamation que mène à travers l’Amérique Lita Grey pour obtenir son
divorce et qui conduira le cinéaste au bord de la dépression nerveuse. Cette campagne rejaillira
sur le succès du Cirque qui sera mieux accueilli en Europe que dans son pays d’origine. Ses
ennuis amèneront Chaplin à retarder pendant un an la fin du tournage et la sortie du film. La
deuxième séquence (poursuite du vagabond à travers la fête foraine) est particulièrement
éblouissante. Elle constitue un des sommets de l’art burlesque de Chaplin, où le rythme a tant
d’importance et donne sa musique propre et son ordonnance à la profusion jaillissante des
gags. Chez Chaplin, le rythme et la chorégraphie jouent par rapport aux gags le même rôle que
le mélodrame par rapport à l’intrigue : un rôle unificateur, amplificateur et lyrique.
Pour
l’essentiel, et à part cette séquence, Le Cirque est une oeuvre très équilibrée, amère et triste,
se déroulant sur un rythme assez lent. Le vagabond est devenu peu à peu un personnage
entièrement positif et même héroïque, et nous assistons ici à un premier aboutissement de cette
évolution. Ses rapports avec le directeur qui le renvoie et le réengage constamment ont, en
moins systématique, cet aspect de « douche écossaise » qui caractérisera l’amitié épisodique
du millionnaire et de Charlot dans le film suivant Les Lumières de la Ville.
Le Cirque quasiment inconnu de millions de spectateurs, est un chef d’oeuvre absolu tant son contenu est riche. Charlot, dans le film, est l’apothéose d’un être qui agresse la société, fût-elle limitée à l’échantillonnage abrité sous un chapiteau, pour mieux jouir de son libre arbitre et préserver intact ce qu’il y a de plus précieux chez l’homme : la liberté. Il est une page personnalisée de la vie de Chaplin.






