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Offre d'emploi - Direction
Technique Cinéma | Policier | À partir de 12 ans | Durée 1h30 | En V.O. sous-titrée en français | Tarif 3€
Lundi 29 juin à 18h "au studio" sur les rives du Vincou
Titre original : The Stranger
Réalisateur : Orson Welles
Scénario : Anthony Veiller, d’après une histoire de Victor Trivas
Oscar 1946 du meilleur scénario/
Lion d’or 1947 du Festival de
Venise.
Peu après la Seconde Guerre mondiale, l’inspecteur Wilson
traque les criminels de guerre allemands. Pour arrêter un criminel
de guerre caché aux États-Unis sous une fausse identité, il laisse
s’évader de prison un de ses complices. En le suivant, il retrouve
la trace de cet ancien nazi, Franz Kindler.
Sous le nom de
Charles Rankin, il est devenu un professeur aimé et apprécié
d’une petite ville de la Nouvelle-Angleterre, et se prépare à
épouser Mary Longstreet, la fille du juge...
Soon after the end of WWII, Inspector Wilson tracks down the German war criminals. In order to arrest a war criminal hiding in the USA under a false name, Inspector Wilson lets one of his accomplices escape from the prison. By following the latter, he gets on the track of that former Nazi, Franz Kindler...
Avec : Orson Welles (Franz Kindler, alias Charles Rankin), Loretta Young (Mary Longstreet), Edward G. Robinson (l’inspecteur Wilson).
LA PETITE HISTOIRE Welles le considérait comme son moins bon film : « Il n’y a rien de moi dans The Stranger (...). Je l’ai tourné pour montrer à l’industrie que je pouvais tourner un film standard hollywoodien, dans les limites du temps et du budget, et être un aussi bon réalisateur que n’importe qui d’autre. » (Orson Welles cité par Frank Brady). Si Welles est dépité de n’avoir pu réaliser le film qu’il souhaitait, le rendu recèle néanmoins de nombreuses qualités. C’est par ailleurs le premier film à montrer explicitement l’extermination des juifs d’Europe par les nazis avec la projection des bandes filmées à la libération des camps. Ciné club de Caen
Ce film est le moins connu des films d’Orson Welles. À l’origine, un projet à budget moyen que lui avait confié le producteur Sam Spiegel, et qui devait lui permettre de prouver qu’il pouvait faire un film commercial dans les règles. Le film appartient à une série de thrillers d’aprèsguerre sur la traque de criminels de guerre nazis (Cornered, 1945, Les Enchaînés, 1946). Il renvoie aux antécédents antifascistes de sa célèbre mise en scène de Jules César au théâtre et fait écho à un roman policier d’avant guerre sur le fascisme en Grande-Bretagne qu’il envisageait de tourner avant de s’atteler à Citizen Kane (1941).
Bien que moins compliqué que le triangle politico-sentimental des Enchaînés, Le Criminel exploite un thème similaire (Wilson persuade Mary d’aider à démasquer son mari) avant de devenir une variante des thrillers populaires des années 40 comme Hantise (1944) et La Deuxième Mme Carroll (1947) dans lesquels les maris malfaisants complotent pour assassiner leur épouse innocente.
Orson Welles campe un nazi très convaincant, dont la perversité s’infiltre dans la petite ville
pittoresque et qui se trahit en affirmant que "Marx n’était pas allemand mais juif". En 1946, le
film noir a rejoint sont goût de l’ombre et de l’extravagance, et se fond donc parmi d’autres du
même genre.
Préfigurant David Lynch de quelques décennies, Welles crée une atmosphère de
petite ville bon enfant et la pervertit avec ses philosophes de comptoir qui trichent aux dames et
ses reines de bal qui épousent des fascistes.






