théâtre du cloître

Cinéma | Policier | À partir de 12 ans | Durée 1h30 | Tarif 3€

QUAI DES ORFEVRES

Dimanche 28 juin à14h30 "au studio" sur les rives du Vincou

(GIF)Réalisateur : Henri-Georges Clouzot
Avec : Louis Jouvet, Suzy Delair, Bernard Blier, Simone Renant

Prix de la meilleure mise en scène au festival de Venise

Maurice, pianiste, vit difficilement les jeux de charme que sa femme Jenny, chanteuse, entreprend pour sa carrière. Courtisée par Brignon, un vieillard pervers mais riche, Jenny se rend à l’insu de son mari chez le vieil homme. Apprenant au sujet du rendez-vous, Maurice décide d’assassiner son rival. Mais sur les lieux, il découvre que Brignon est mort. Tandis que Jenny confie à son amie Dora qu’elle est l’auteur du crime, le policier Antoine entame une enquête qui va vite le mener à s’intéresser à Maurice.

Inspector Antoine is in charge of the investigation about old Brugnon’s murder on a Christmas Day evening. His investigation leads him to visit the music hall and photographers’ circles. Thus he strikes acquaintance with a vivacious female singerand her husband : Jenny Lamour and Maurice who is suspected of fierce jealousy…

Extrait vidéo Quai des orfèvres

Quai des Orfèvres s’annonce comme une reprise d’activité pour Henri-Georges Clouzot, qui sort d’une mise à pied décidée par le Comité de libération du cinéma français, lui reprochant d’avoir servi la compagnie Continental sous la botte allemande et d’avoir réalisé Le Corbeau, qualifié d’oeuvre de propagande anti-française. L’année précédant le tournage de Quai des Orfèvres, Clouzot demande la levée de la sanction. Aussi, Jean-Paul Sartre, Albert Camus et Marcel Carné signent une pétition en sa faveur. Au départ, Clouzot prévoyait de réaliser Chambre obscure (de Nabokov), aidé par son scénariste Jean-Paul Sartre. Jugé trop noir par les producteurs, le projet fut abandonné. Le choix du réalisateur se porte alors sur Légitime défense qui aura pour titre de tournage Joyeux Noël avant d’être rebaptisé lors de sa sortie Quai des orfèvres, d’après l’oeuvre de Stanislas-André Steeman. N’ayant pas le livre sous la main, Clouzot s’en inspire seulement.

« J’ai toujours envie de tirer un roman des films que Clouzot tire de mes romans » déclarera Steeman l’auteur de L’assassin habite au 21, aussi adapté pour l’écran par Clouzot (1942).

« Clouzot ne vivait que pour son film, il pouvait m’appeler à minuit, une heure du matin. Il tournait très vite, la caméra toujours en mouvement et si un éclairage ou le jeu d’un acteur ne lui convenait pas, on retournait la scène. Mais on tenait toujours le plan de travail ». En faisant travailler son équipe 48 heures par semaine, le film est bouclé en deux mois. « Ce qui domine surtout chez Clouzot, metteur en scène, c’est la lucidité. Il explique la scène que l’on va tourner avec une clarté extraordinaire. C’est comme s’il la projetait devant vous sur un écran avant même qu’elle soit enregistrée. Il a en outre, le don de supprimer complètement la technique dans ses explications. Quand il indique une scène, on ne voit plus l’appareil, ni les lumières, ni le microphone : tout a disparu » Louis Jouvet, comédien.

Charles Dullin, grand acteur de théâtre et recommandé par Jouvet pour le rôle de Brignon, faisait ici sa dernière apparition au cinéma. En France, le film prend la cinquième place du box office avec 5 500 000 entrées.


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