Autour des spectacles

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Ils vécurent tous horriblement et eurent beaucoup de tourments

Les Atrides en version Disney.

À l’origine, un fait divers : le meurtre, un soir de Noël 1996, de la petite JonBenet Ramsey, six ans et demi, petite poupée blonde élue « Little Miss Colorado ». Joyce Carol Oates en tire un roman noir, horriblement drôle, et dresse un portrait au vitriol d’une famille à l’ambition destructrice, pour mieux montrer les démons tapis au revers du rêve américain.

En l’adaptant au théâtre, le collectif Crypsum nous présente un conte de fées tragique : les Atrides en version Disney, avec une petite patineuse dans le rôle de la victime expiatoire. Avec ce texte, aussi dense qu’inventif dans sa forme, le collectif joue ici au jeu féroce des portraits, le fils, la mère et le père de cette famille tristement célèbre cherchant à éclaircir ensemble les épisodes de ce drame, peut-être même à en résoudre l’énigme, quitte à ce que personne n’en sorte indemne. Car entre le refus d’un tel drame et l’envie d’en faire commerce, ces trois « survivants » vont apprendre qu’une vérité, aussi sordide ou impensable soit-elle, en cache toujours d’autres, comme autant de gouffres prêts à s’ouvrir sous les pieds du spectateur.

Avec Joyce Carol Oates, la critique sociale et culturelle n’est jamais loin. La romancière déchire ici à belles dents la manie du « paraître à tout prix » et cette volonté de compétition et de réussite à tous crins qui, plus encore à notre époque, est devenue un art de vivre. Pauvres enfants et pauvres parents, avec leurs rêves de célébrité, d’appropriations matérielles ou charnelles, pauvres de nous aussi, par reflet, pour tous les conditionnements consciemment subis que nous partageons avec les personnages. Personne n’est épargné par ce qui caractérise ces « monstres », qui participent à reproduire les lois du pouvoir, en éliminant ceux de leurs membres dont la sensibilité est la faiblesse. Le titre choisi par le collectif, Ils vécurent tous horriblement et eurent beaucoup de tourments pervertit le code du « happy end » avec cette envie amusée de questionner encore les notions d’héritage et de transmission.

Production : Crypsum - Coproduction : OARA – Office Artistique de la Région Aquitaine - Soutiens : Théâtre du Nord – CDN Lille Tourcoing Nord – Pas de Calais, TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, Théâtre Jean Vilar, Le Plateau – Centre Culturel Eysines, le Liburnia – Libourne, l’Escale du Livre – Bordeaux, La Manufacture Atlantique – Bordeaux. - Partenaires : Ministère de la culture et la communication – DRAC Aquitaine, Ville de Bordeaux – Fonds d’aide à la création et de soutien à l’innovation, Conseil régional d’Aquitaine, Conseil général de la Gironde.

Conception
Olivier Waibel,
Alexandre Cardin,
Miren Lassus Olasagasti

Avec
Diane Bonnot,
Alexandre Cardin,
Gaspard Chauvelot

Lumières et plateau
Jean-Luc Petit

Son
Loïc Lachaize
Benoît Lepage

Costumes et accessoires
Wilfrid Belloc

Maquillage
Elsa Gendre

Graphisme et vidéo
Nicolas Etienne
Greg Vezon

Copyright Photos
Maitetxu Etcheverria

Production et diffusion
Améla Alihodzic / Playtime

Petite sœur, mon amour de Joyce Carol Oates est paru aux éditions Philippe Rey dans la traduction de Claude Seban. La pièce est représentée dans les pays de langue française par Dominique Christophe / l’Agence, Paris en accord avec The Gersh Agency, N.Y., Inc. New York.
Remerciements à Laëtitia Andrieu, Sébastien Laurier, Kam Derbali, Manu Vautrin et Marie-France Etienne.

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