Les compagnies en résidence de création

X

Compagnie Atlatl

F O R T U N E 

RÉCITS DE LITTORAL#2
 
SYNOPSIS
Le tsunami du 26 décembre 2004 ravage les littoraux d’Asie du Sud-Est. Svänte, expatrié franco-suédois installé à Phuket en Thaïlande subit la vague de plein fouet. WeiWei travaille pour un groupe hôtelier de luxe. Elle arrive en Asie dès le lendemain de la catastrophe pour tenter de privatiser les plages débarrassées de leurs occupants. Svänte et WeiWei se rencontrent au Dolphin Bar d’Arugam Bay sur la côte orientale du Sri-Lanka. Parmi la faune déboussolée du Dolphin, Svänte et WeiWei se lient à Deccan, gendarme français, mis à pied suite à une sombre affaire non résolue de meurtres en série. Quelques semaines plus tard, Deccan est mort et Svänte disparaît sans laisser de trace.Pendant que Weiwei erre à sa recherche, du Golfe du Bengale à la Mer d’Andaman, Svänte rentre en France et s’enferme dans son appartement, avec pour seul contact extérieur, sa mère, au téléphone. WeiWei retrouve Svänte et tente de démêler l’imbroglio de mensonges, de fantasmes, de rêves et de réalités laissé derrière lui.
 
NOTE D’INTENTION
Après notre premier spectacleLa Rigole du Diable, qui interroge les mécanismes de destruction de ce qui est autre (la nature, l’homme, la femme,l’animal...) dans un contexte documentaire très précis : la campagne française,nous travaillons aujourd’hui à inventer une nouvelle fiction théâtrale autour de cette même question.Du Déluge au crash de l’an 2000, des mythes fondateurs à nos fantasmes contemporains d’apocalypse hollywoodienne, nous sommes fascinés par la nécessité qu’a l’homme de se définir par rapport au désastre et à la catastrophe, à se créer des cadres imaginaires où la destruction et le désordre menacent toujours. Mais face aux réels changements climatiques et dans un contexte de fin du monde annoncée, sommes-nous vraiment capables de penser, de se représenter notre époque? Subissons-nous une crise de la sensibilité, une crise de l’imaginaire? Notre mode de pensée suffit-il à appréhender ce qui s’avance vers nous ? Faut-il refonder notre rapport au monde et au vivant dans son ensemble, réévaluer totalement nos concepts ?AvecFORTUNE, nous voulons questionner le changement climatique comme un changement intime, un bouleversement à l’intérieur même de nous, de nos corps, de notre langage.Utilisant encore la documentation comme première matière, notre point de départ se trouve à la fois dans les archives d’un évènement historique : le tsunami du 26 décembre 2004 qui a ravagé les littoraux du Sud-Est asiatique,et dans la lecture deLa Stratégie du Choc : la montée d’un capitalisme du désastre de la journaliste essayiste Naomi Klein. Quelques jours à peine après le passage du tsunami, Naomi Klein constate que les gouvernements locaux de certaines régions en profitent pour créer des «zones tampons» interdisant aux habitants de se réinstaller sur les plages. Elles sont maintenant réservées aux entreprises de tourisme de luxe qui cherchaient à s'emparer de ces plages paradisiaques depuis de nombreuses années. Le tsunami et ses conséquences dramatiques profitent ainsi aux dirigeants qui réussissent à faire passer sans préavis des lois et des programmes de construction contre lesquels les habitants luttaient auparavant.Cet ancrage documentaire et réaliste nous permet de faire advenir un complexe de sujets : la violence néo-libérale, le tourisme tropical, la destruction d’habitats,de modes de vie traditionnels (la pêche notamment) et d’écosystèmes millénaires, le rôle des ONG et des pays occidentaux dans la gestion des crises... Nous voulons traiter ces questions politiques, économiques, sociales et écologiques dans un cadre fictif en les tissant, en les confrontant au documentaire, afin de créer des télescopages inattendus de la fiction et de la réalité. C’est dans ce télescopage, envisagé comme un procédé poétique, que nous voulons placer le regard critique du spectateur. Voilà l'enjeu de notre écriture. Dans sa forme scénique, FORTUNE sera à la croisée du théâtre, de la performance, de l’installation plastique et sonore. Nous voulons créer un dispositif trans-disciplinaire et immersif afin de trouver la juste distance avec les spectateurs. Nous les voulons dedans, au plus près du corps des acteurs,enfermés avec eux dans un même espace, partageant leur intimité, afin qu’ils les scrutent sans distance dans toute leur fragilité.De la météorite à l’origine de la disparition des dinosaures au désastre écologique qui conduira sûrement à notre propre extinction, du premier crime de l’humanité (préhistorique ou mythique) aux serial killers, de Jérome Bosch à Godzilla, FORTUNE sera une fable féroce aux formes mouvantes.
Jennifer Cabassu et Théo Bluteau, décembre 2018
 
La compagnie Atlatl (Saint-Hilaire-La-Plaine, 87)
Créé en 2014, ATLATL est un espace où le théâtre dialogue avec l’installation plastique, la performance, le podcast et le roman, afin de rendre différents échos du monde contemporain. ATLATL questionne notre époque, et l’apocalypse qui hante nos imaginaires. Les bouleversements planétaires sont autant de bouleversements intimes que nos fictions entendent explorer. Théo Bluteau et Jennifer Cabassu

 

Production : ATLATL
 Co-production : Théâtre Jean Lurçat – Scène Nationale d’Aubusson, Le Groupe O, (en cours) 
Soutiens : Le Carreau du Temple, Le Théâtre du Cloître, scène conventionnée de Bellac, (en cours)

Écriture et mise en scène Théo Bluteau et Jennifer Cabassu

Interprétation  Théo Bluteau, Jennifer Cabassu et Marc Vittecoq

Collaboration artistique Nans Laborde-Jourdaa et Anna Carraud

Scénographie Cassandre Boy

 

Photo © David Rydevik


En cours.

 

INFORMATIONS ET RÉSERVATIONS

05 55 60 87 61
info@theatre-du-cloitre.fr

THÉÂTRE DU CLOÎTRE

Association Bellac sur Scène
Rue Gérard philipe
87300 Bellac
Haute-Vienne • Limousin

LETTRE D'INFORMATION

RÉSEAUX SOCIAUX

Retrouvez toutes les actualités de l'association, du festival…

Dailymotion Facebook Le blog